lamarck

Les stations de métro à Montmartre ont parfois des petits airs de train fantôme qu’on pourrait appeler « l’antre de la bête ». On y entre par une sorte de tunnel à flanc de colline (comme ici à la station Lamarck-Caulaincourt, que vous avez aperçue dans Amélie Poulain) et c’est ensuite une longue descente dans les étages inférieurs de Paris qui commence.
La station Abbesses est par exemple la plus profonde de la capitale, à 36 mètres sous le niveau de sol, difficile de ne pas y être sensible quand on descend prendre son métro…

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lamarck-caulaincourt

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Pour qui sort pour la première fois à Montmartre, le scénario est souvent le même : on regarde avec pitié tous ces grands paresseux qui attendent l’ascenseur avant de se lancer dans l’escalier en colimaçon, cela ne doit pas être bien terrible se dit-on. Et puis on passe le premier palier, le 2e, 3e, 4e, 5e, on perd le fil, on se trompe dans le compte des marches, on fatigue : cet escalier a-t-il une fin ? Vais-je réussir à rejoindre la surface ?
C’est épuisé, rouge, à bout de souffle qu’on arrive au bout de cette interminable ascension. On regarde alors différemment les usagers bien avisés qui sortent de l’ascenseur, et qui à leur tour vous toisent en affichant un petit sourire éloquent : « débutant ».

Un seul conseil : à montmartre, quand vous ne voyez pas le bout d’un escalier, ne l’emprumptez pas :)

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