fellini

L’univers visuel de Fellini est tellement fort que lorsqu’on décortique son œuvre, que l’on ressort des photos de ses films, on se rend compte que toutes ces images sont gravées dans notre mémoire comme si on les avait vues la veille.

L’expo qui lui est consacrée au Jeu de paume depuis la mi octobre est l’occasion de faire ressurgir tous ces bons souvenirs. On y redécouvre Fellini et la force de son imaginaire qui, tout les matins, dessinait ses rêves.

On s’arrête devant le paradoxe qu’était sa relation aux femmes : alors qu’il a toute magnifié des femmes girondes, d’extrêmes figures maternelles quasi ogresses comme Anita ou Claudia Cardinale, on redécouvre sa compagne Giulietta masina, cette petite femme enfant telle un o.v.n.i, une véritable énigme.

Enfin, la musique de Nino Rota agit sur nos inconscients telle une madeleine de Proust : reprises à l’infini sur le petit écran, elles donnent au tout une unité quasi parfaite et nous emporte dans le tourbillon de la création Felinnienne.

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