
L’univers visuel de Fellini est tellement fort que lorsqu’on décortique son œuvre, que l’on ressort des photos de ses films, on se rend compte que toutes ces images sont gravées dans notre mémoire comme si on les avait vues la veille.
L’expo qui lui est consacrée au Jeu de paume depuis la mi octobre est l’occasion de faire ressurgir tous ces bons souvenirs. On y redécouvre Fellini et la force de son imaginaire qui, tout les matins, dessinait ses rêves.
On s’arrête devant le paradoxe qu’était sa relation aux femmes : alors qu’il a toute magnifié des femmes girondes, d’extrêmes figures maternelles quasi ogresses comme Anita ou Claudia Cardinale, on redécouvre sa compagne Giulietta masina, cette petite femme enfant telle un o.v.n.i, une véritable énigme.
Enfin, la musique de Nino Rota agit sur nos inconscients telle une madeleine de Proust : reprises à l’infini sur le petit écran, elles donnent au tout une unité quasi parfaite et nous emporte dans le tourbillon de la création Felinnienne.

A partir du 29 septembre se tiendra à l’espace Landowski à Boulogne la première expo consacrée à BB : Brigitte Bardot, les années d’insouciance. On y redécouvrira notre icône nationale à travers le cinéma, la mode, la photo, ses grands amours…
Au programme: des lettres de Giscard d’Estaing, Alain Delon et Jean-Paul Belmondo, des photos inédites de Richard Avedon, Sam Levin, Pierre Boulat, Robert Doisneau, Izis mais également des portraits de l’icône réalisés par Andy Warhol, Van Dongen, des robes de Paco Rabanne, Esterel, Christian Dior, Balmain, ainsi que des tenues portées au cinéma.
La muse de Gainsbourg qui inspire toujours les fashionistas revient ainsi sur le devant de la scène avec une expo qui s’annonce spectaculaire !
Du 29 septembre 2009 au 31 janvier 2010
Ma30 – Espace Landowski (28, av André Morizet, Boulogne Billancourt)
En attendant, voilà quelques sublimes cartes postales vintages de B.B (vous en trouverez d’autres sur ce set Flickr)


Ce week end, je suis allée me promener dans le jardin extraordinaire d’Agatha Ruiz de la Prada au musée de La Piscine de Roubaix.
Un jardin vert acidulé dans lesquels poussent de jolies robes ludiques et cocasses aux coloris pop !
Robe mape monde, fleurs, arlequin, lune ou encore nuage un véritable déluge de fantaisie déferle devant nous pour notre plus grand bonheur !


Le principe de l’exposition était au départ presque un non sens… Proposer à des artistes de street art très connu dans le monde du Tag de s’exprimer chacun sur une toile pour les ranger dans un ordre dans une expo c’était un peu… la mort du tag justement…
Retrouver cet art qui se pratique dans la rue, la nuit et souvent associé à du vandalisme, bien sagement installé dans une salle du grand palais et domestiqué sur format imposé n’était à la base pas un pitch passionnant.
Et pourtant, c’est une façon de le rendre accessible et de l’ouvrir à un vaste public. Des vidéos et textes très didactiques jalonnent le petit parcours chronologique qui nous présente le travail des grands artistes de cet art de la rue, et c’est plutôt bien fait.
~ . ~
~ . ~
Pour la petite histoire (texte de l’expo) : « Le phénomène du T.A.G apparaît au grand public lors de l’interview fondatrice de Taki au journal « the New York Times » en 1971. Taki, jeune coursier grec, signait son passage « Taki 183″ sur ls murs de tous les immeubles où il déposait ses colis. Ces signatures, appelées Tag (étiquette), faites du nom (surnom ou pseudo) de leur auteur auquel était accolé le numéro de leur rue fleurissent rapidement à New-York, principalement dans le Bronx. »
L’exposition se prolonge exceptionnellement jusqu’au 3 mai, profitez en !