Jouons à la poupée

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Dans ses bagages New Yorkais, Estelle n’avais pas ramené que des livres et des produits de beauté parfumés à la noix de coco. Non, il y avait aussi une petite mascotte : Miss Rose  (bien sûr). Une poupée entièrement réalisée à l’image de l’agence par Estelle.

Rose vient de New York donc, de la 5e avenue même (au croisement de la 46e rue). C’est dans l’immense magasin de poupées Friends 2b made qu’ Estelle l’a créée de A à Z, de la teinture de cheveux jusqu’au bout des ongles. Elle a immortalisé pour nous chaque étape de sa fabrication :

Tout d’abord, on choisit sa petite poupée toute nue parmi une trentaine de modèles. Elles ont toutes des yeux, des cheveux et la peau de couleurs différentes : on peut ainsi façonner une poupée à son image si on le souhaite. Estelle a tout naturellement choisit une demoiselle au maquillage et à la chevelure rose !

On passe ensuite au salon de coiffure pour s’occuper de la tignasse de la demoiselle : Rose aura des couettes car c’est une vraie fifille.

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C’est ensuite au tour de la garde robe : parmi des dizaines d’accessoires et de vêtements, Estelle choisit un T-shirt rose à strass qui dit « Girls have more fun », une jupe en jean et des escarpins dorés avec une bride pour le côté plus rock et féminin. Avec son micro  violet et sa guitare, Rose a tout de la Rock star !

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A ce stade, Rose est toujours un peu mollassonne, il est temps de la remplir de mousse et de mettre son petit cœur dans sa poitrine. C’est au futur propriétaire de la jolie poupée de s’occuper de cette tâche ultime en souhaitant plein de bonheur à sa créature.

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Dernière étape : le certificat de naissance. La poupée est officiellement née, à nous de choisir quels seront ses 4 principaux traits de caractère. Rose sera Rockin’, unique, loving, et… Une idée à nous donner pour parachever le chef d’oeuvre ??

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Petits trésors de trouvailles from NYC

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Estelle est rentrée lundi d’une semaine à New York qui mérite tous les superlatifs. Dans sa valise rose, elle nous a ramené plein de trucs de filles.

Assises par terre un livre sur les genoux, une boîte de savon, une crème miracle, ou un gadget pailleté entre les mains, nous n’avons pas manqué de commenter tout cela à coup de « haaaa », de « oooooh » et même de « iiiiiiiih », oui nous avons beaucoup de vocabulaire…

Estelle a en fait dévalisé la boutique anthropologie et ses savons mangue-coco emballés dans de délicieuses boîtes en fer colorées, ses livres de recettes de cupcakes, de cocktails, ses crèmes rétros, ses post-its fleuris… Mais pourquoi, pourquoi ne trouve-t-on pas ces petites merveilles à Paris ?

livres

sabonette

anthropologie

lollia

Notre envoyé spécial à Washington – D-day

D dayMardi 20 Janvier 2009

-10°C

“This day will define our generation”

La nuit de lundi à mardi fût une de ces nuits où l’on ne dort pas vraiment.
Une de ces nuits où l’excitation nous empêche de sombrer dans un sommeil profond et nous réveille à chaque heure.
Levés à 05h30, habillés (équipés, devrais-je dire) en dix minutes, nous quittons l’hotel dans la nuit glaciale de Washington. Notre hôtel se situe à Arlington, juste en face du National Mall sur l’autre rive du Potomac. Pour y arriver il nous faut longer le célèbre cimetière militaire d’Arlington à deux pas du Pentagon puis emprunter le Memorial Bridge pour traverser le fleuve gelé.

Il n’y a pas même une lueur de lumière à cette heure, bien heureusement nous avions reconnu le trajet à parcourir deux jours avant. Nous avions estimé notre temps de marche à 30min à bon rythme.

Dès la sortie de l’hôtel nous croisons les premières personnes souhaitant fouler la terre du National Mall en ce jour hisorique.

Chacun sait qu’il sera difficile d’y accéder. Le autorités fermeront les accès une fois la capacité maximale atteinte. Il est peut être déjà trop tard…

Sur le chemin longeant le cimetière militaire nous rencontrons un jeune couple résidant à Arlington. Ils marchent à notre vitesse. On fait le chemin ensemble.

Ils sont fraîchement diplomés et sont entrés dans la vie active depuis peu. Ils avaient hâte de ce moment. Elle fait partie des 240.000 personnes à avoir obtenu un ticket délivré par un Congressn office, mais lui n’en a pas.

A mesure que nous approchons du Mall, la foule se fait plus dense. Nous arrivons au Lincoln Memorial. A peine le temps de jeter un regard sur ces marches où Martin Luther King Junior a fait vœux de son rêve, qu’il nous faut avancer.

Le Congrès où va se tenir la cérémonie se trouve à l’autre extrémité du Mall. A peu près 2km à parcourir. Nous passons devant le Monument, l’obélisque qui se trouve au milieu du Mall, entre le Lincoln Memorial et le Congrès. A partir de ce moment nous pouvons voir le Congrès au loin, et nous sommes sûrs de pouvoir fouler la terre du Mall aujourd’hui. Un dernier checkpoint de sécurité, et nous y voilà. >> Lire la suite

King day – Par notre envoyé spécial à Washington

king-dayLundi 19 janvier 2009
-5°C

Il y a 45 ans, le Dr Martin Luther King fit le rêve pour l’Amérique “qu’un jour cette nation se lévera et vivra la vrai signification de sa croyance.”, q’un jour ses “quatre enfants habiteront une nation où ils seront jugés non pas par la couleur de leur peau, mais par le contenu de leur caractère.”

Ces mots prononcés le 28 Août 1963 vont résonner profondemment le 20 janvier 2009.

Ces mots ont été prononcé à Washington, ville construite par les esclaves.
Il y avait à quelques mètres du mall le plus grand marché d’esclaves d‘ Amérique du Nord.
Sur Pennsylvania Avenue, ils transitaient, chaînes aux pieds, sous les yeux des sénateurs siégeant au congrès.

Aujourd’hui, c’est le Martin Luther King Day.
Le Martin Luther King day est un jour férié aux Etats-Unis depuis 1986. Il est fêté le troisième lundi du mois de janvier.

L’investiture de Barack Obama rend ce jour beaucoup plus spécial que les années antérieures. Chacun ici peut le ressentir.
L’atmosphère est chargée d’une trés grande émotion.

Barack Obama l’a souvent dit, il ne pourrait être là sans les combats de ses prédescesseurs et surtout celui du Dr. King.

Partout des portraits d’un Martin Luther King rayonnant sont érigés en ville.
Il est considéré ici comme le plus grand orateur de tous les temps.
Les media nous rappelle qu’il est devenu en 1964 le plus jeune lauréat du Prix Nobel de la Paix.
Les chaînes de télévision_quasi toutes_ passent en boucle les images de l’amérique des années 50-60 où l’on voit les “colored people” subissant les pires injustices…
Les journaux ne sont pleins que des mêmes images, des mêmes souvenirs honteux que les Etats-Unis souvent ont préféré ne pas voir pour mieux s’enfermer dans le communautarisme.

Aujourd’hui les américains font face à ces images, ils font face à leur histoire.

Ce jour ressemble à une grande et ultime commémoration.
Un jour nécessaire pour tourner la page d’une histoire douloureuse.

Un jour nécessaire pour que finalement, 45 ans plus tard, “les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d’esclaves puissent s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.”

Un jour nécessaire pour que la réalité puisse rattraper le rêve.

Par Antoine – libre penseur, en direct de Washington