Dominique Blanc, la douleur – Théâtre de l’atelier

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Le temps nous a manqué pour rédiger ce billet et vous inviter à aller entendre, voir, ressentir – absolument- Dominique Blanc, au théâtre de l’atelier, dans un texte fulgurant « la douleur » de Duras.

Oui, hier dimanche 11, c’était la dernière et je suppose que la salle a dû, comme ce fut le cas il y a huit jour, exprimer par des bravos explosifs, une standing ovation interminable , l’émotion intense contenue pendant une heure trente de douleur cathartique… Alors que la France célèbre la victoire gaulliste, Duras attend comme tant de femmes le retour de son militant de mari déporté à Dachau.

Un monde intérieur bouleversé, traversé par les pires obsessions, images de mort, de corps épuisés, cadavres bientôt, capitulant sur le chemin du retour. Et la réalité toute crue de ceux qui ne seront jamais les vainqueurs pour avoir tout perdu dans ses années noires. Pour sortir de son enfer intérieur, une seule voie : agir. Prendre part comme tant de militants à l’œuvre du terrible inventaire… Contre une administration dépassée par l’ampleur du massacre et de l’attente, aveuglée par la célébration d’une victoire qui n’est qu’un prétexte à retarder l’inéluctable liste.

Seule en scène, dans un décor de fin de guerre, à la fois nu et habité par tous les fantômes de cette vie en suspens, Dominique Blanc/Duras déverse sa révolte, sa détresse dans le flot d’un texte pénétrant. 15 jours ont passé, ces mots me hantent encore, car c’est toute la force du théâtre de faire résonner comme une voix du présent mots d’abord couchés sur le papier d’un journal intime écrit il ya plus de 65 ans.

Vérino… Femme qui rit… en parle sur le blog !

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On vous l’a déjà dit, à la Vie en Rose, on aime bien porter la lumière sur les jolies choses de la vie et les chouettes personnes. En particulier quand elles nous font sourire, surtout sur nous même. Alors voilà, l’homme du jour, c’est Vérino : un jeune humoriste de 26 ans qui a déjà parcouru les 308 km depuis son Nancy natal pour venir nous faire rire de nos petits travers, et des siens ! C’est ce qu’on appelle le début d’un « petit bonhomme de chemin », non ?

Un coup de chance, l’Homme et moi étions de passage devant le Théâtre de Dix Heures  samedi dernier pour son ultime représentation de l’été : il y avait de la lumière, le pitch du flyer nous a plu, et nous sommes rentrés. Bien inspirés que nous fûmes !

Une bonne bouille hyper vivante, un sourire lumineux et contagieux sous une tignasse en mouvement constant, c’est Vérino. Vérino bouge, Vérino se donne sans compter, Vérino vit dans le même monde que nous où d’un seul coup tout prête à rire ! Avec une logique désarmante, on passe de l’apologie du bisou esquimau à la caricature bonne enfant du « mec pressé » (vous savez, celui qui passe son temps dans le métro à faire de grands gestes en soufflant des « Rrhhôôô » dans votre dos en tapotant sa montre ?), en passant par une épopée à la FNAC (qui a déjà réussi à trouver le livre ou le CD qu’il cherche sans l’aide du vendeur souvent intouchable ?) ou à la Poste (no comment !) ou en replongeant dans l’angoisse du premier délit que nous avons TOUS commis… Le contrôle raté pas signé par les parents… Tout le monde en prend pour son grade, mais toujours en finesse. N’en déplaise à certains comiques dont l’art revient à tremper leur humour dans le fiel ou à restreindre leur champ d’inspiration au dessous de la ceinture !

Bande de petits veinards, Vérino a eu tellement de succès qu’il reprend finalement du service à partir du 15 septembre à 19h00… Allez faire un tour sur son site, ça ne prend qu’une minute (pas une minute de fille, une vraie, dirait-il ;-), c’est encore le meilleur moyen de vérifier mes dires !